La gestion des eaux pluviales 

Limiter l’arrivée des eaux pluviales et, plus largement, des « eaux claires parasites » dans les réseaux unitaires est un enjeu majeur pour préserver la capacité d’assainissement, réduire les coûts de traitement et prévenir les débordements en cas d’orage. En agissant dès la source, chez soi, dans les rues ou à l’échelle des projets communaux, il est possible de retenir ou d’infiltrer ces volumes « propres » là où ils tombent, plutôt que de saturer les canalisations. Une démarche à la fois écologique, économique et réglementaire, qui invite chacun à devenir acteur d’une gestion plus durable de l’eau. 

Pourquoi limiter les eaux pluviales… et, plus largement, les « eaux claires parasites » ? 

Sur notre territoire, une grande part des conduites est encore unitaire, plus de 80% : l’eau de pluie rejoint les eaux usées. 

À chaque averse, ces volumes « propres » occupent les canalisations et la station, sans nécessiter de traitement. Cela augmente les risques de mises en charge, de refoulements d’eaux usées sur la voirie, dans les caves, de surverses dans le milieu naturel et mobilise de l’énergie pour pomper… de l’eau claire. 

En réduisant ce flux à la source (chez l’habitant, à l’échelle des rues, des cours d’écoles, etc.), on préserve la capacité des réseaux pour les vraies eaux usées, on diminue les coûts d’exploitation et on limite les impacts en cas d’orage. 

Comment agir, concrètement ? 

Chez soi (à la parcelle) 

L’idée maîtresse est simple : garder l’eau de pluie là où elle tombe. 

Un récupérateur d’eau de pluie pour l’arrosage, la déconnexion d’une descente vers un jardin de pluie, une noue ou un puits d’infiltration permettent d’écrêter les pics de ruissellement et de soulager immédiatement le réseau. (Lien vers une page sur la participation à l’achat de récupérateur d’eau de pluie

ADOPTA (réseau national de référence sur la gestion intégrée) promeut cette approche « à la source » : infiltrer d’abord, à défaut stocker puis renvoyer à faible débit vers le milieu naturel. Vous trouverez une présentation accessible… et des exemples de jardins de pluie à mettre en œuvre chez soi à partir du lien : https://www.adopta.fr/nos-solutions-a-adopter/ 

Astuce de dimensionnement : 10 mm de pluie sur 100 m² de toiture = environ 1 m³ à gérer. Cela aide à choisir la taille d’une cuve et d’un aménagement d’infiltration. 

À l’échelle des rues, des cours et des projets communaux 

Côté espace public, nous accompagnons les communes vers une gestion intégrée des eaux pluviales : désimperméabiliser quand c’est possible, supprimer les avaloirs au profit d’ouvrages d’infiltration (noues, bassins secs, chaussées drainantes), végétaliser les cours d’écoles et intégrer des jardins de pluie dans les projets de voirie. 

Dans le même temps, nos investissements ciblent la réduction des entrées d’eaux claires parasites : renouvellement ou chemisage des sections fuyardes, resserrage des branchements et boîtes pour garantir l’étanchéité, séparations locales quand c’est pertinent. 

Ces mesures agissent comme un « anti-dilution » : moins d’eau claire dans les réseaux, plus de marge de sécurité quand il pleut. 

Ce que dit la réglementation 

Sur trois points, les textes sont clairs : 

1) L’eau de pluie stockée n’est pas potable. Toute eau d’autre origine que la distribution publique est réputée non potable et réservée à des usages non liés à l’alimentation ni aux usages sanitaires. 

2) Aucune communication entre réseaux « non potable » et réseau d’eau potable. Les installations alimentées par eau de pluie ou forage doivent être déclarées. Toute connexion, même via disconnecteur, avec l’installation intérieure alimentée par le réseau public est formellement interdite

3) Étanchéité et indépendance des réseaux d’assainissement. Les raccordements doivent assurer une parfaite étanchéité pour éviter intrusions et infiltrations. 

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Notre email : contact@orne-aval.fr

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